De la Soul à Soultan

De la Soul à Soultan
Ahmed Soultan, le tout nouveau poulain de Platinium Music sort son premier album « Tolérance ». C'est groove, c'est soul, c'est doux et surtout, c'est inattendu. Un disque qu'on adopte dès les premières mesures.
Lorsque Coca-Cola et Platinium lancent le casting de sélection des meilleurs artistes ou groupes qui feront partie du label « Coca-Cola musique 2006 », les bureaux des deux firmes croulent sous les maquettes de musiciens en tout genre.

C'est que le terreau marocain est fertile, du moins en termes artistiques ! Trois artistes et un groupe seront choisis pour porter l'estampille du tout frais label. Au côté d' « H-Kayn », le groupe hip-hop encensé par le public au dernier Boulevard des jeunes musiciens, du Pop- Raï « Moskar » et d'une certaine « Nabila » chanteuse blues arabe, la révélation certaine de cet assortiment savamment dosé de tout ce que l'on peut trouver de styles musicaux sur le marché, désarçonne quelque peu. Il est seul, il est jeune, il a le look de monsieur-tout-le-monde et il chante du « melting groove »... Et encore ? ! !, se dit-on... Puis, machinalement, on lance le CD. Les quelques premières secondes de doute sont suivies de l'aigre exercice d'ego à reconnaître son erreur. C'est qu'Ahmed Soultan, plus qu'aucun autre sombre inconnu avant lui, nous a bien fait mentir... L'album s'appelle « Tolérance ». Nombre de jeunes musiciens se contentent souvent de jouer comme leurs aînés, « une musique qui de plus n'est pas celle de nos pères », remarque l'artiste en parlant de la déferlante « Fusion R'n'B, Rap, Raï », cachet adopté à l'étouffement par la nouvelle vague musicale marocaine. Si Ahmed Soultan n'a pas inventé la poudre et s'inspire certainement de genres musicaux bien établis, il livre un inside singulier et définitivement original. Le répertoire est éclectique et Soultan semble avoir le génie pour mettre côte à côte des mesures et des gammes surannées et soudainement nouvelles.
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# Posté le jeudi 10 avril 2008 07:08

Antar: la biographie

Antar: la biographie
On peut considérer Antar comme un voyageur pour qui le voyage a été long et périlleux. Il se considère lui même comme écrivain avant tout, et il a su faire parler sa plume au moyen du micro. Inspiré par sa culture maghrébine qu'il intègre dans ses productions, il va se baser sur une seul philosophie: Recherchez l'art et non la gloire... Echapper dans sa propre vision du monde, n'écoutant que la voix qui sort de sa bouche.

Antar se créera des bases propre a lui même pour être sur qu'il ne suivra pas la meute. Voyant son objectif comme un trésor sacré, il dessine son propre parchemin pour y accéder. Une destination et un itinéraire encore inconnu, car Dieu seul sait... Il va tenter de laisser sa signature tout au long de son parcours. Une vision très spéciale du mot ART dans sa tête va le transporter dans une sixième dimension...

Discographies:

- Net tape : « Méditations Métaphysiques ». Sortez vos plumes
- Album Azed : « Ultimatum ». Où va le monde (feat soprano et azed)
- Album Azed : « Ultimatum ». Freestyle all star
- Net tape : « Apologie ». 6ème dimension (feat roibeur)
- Maxi Antar : « Plume Art ».
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# Posté le jeudi 10 avril 2008 07:02

19 Contre A-tack: La biographie

19 Contre A-tack: La biographie
L'histoire commence à Salé dans les années 80, dans une ville fatiguée de s'appauvrir, qui a presque oublié que sa richesse a toujours été de faire fructifier le mélange des peuples, leurs connaissances, leurs cultures, leurs savoir-faire.Reste que cette ville est toujours un creuset avec une âme, une lumière, un mode de vie propice à l'alchimie des cultures,un rêve commun de transformer le cuivre en or, des hommes aux pieds de plomb embourbés dans la réalité, transmuté par les ailes d'or de la musique en alliant le son à l'arme de la parole,Leurs goûts artistiques communs associé à une forte amitié les décident à travailler ensemble.C'est durant cette période que le mythe "19 contre a-tack" va se créer.

Innovateurs et surtout précurseurs dans le style, "19 Contre A-tack " fait souffler un vent puissant sur un rap hexagonal un peu lisse. La fabuleuse épopée des Pirates débute en 1998, et se forge une expérience de la scène Pour faire vulgariser le rap et le fait entrer dans tous les foyers. Ils s'étaient déjà démarqués de la masse avec des lyrics originaux et surtout une nouvelle conception de la notion de flow sur des rythmiques Hip-Hop pures et dures. Il n'est qu'à écouter"SIAD STYLE" "Sla by Night"... vision cruelle et sans merci des travers de l'univers du rap Arab , Dans ce crew, ils vont avoir le contrôle total des textes et le son est géré par un membre du groupe -TALOS-
(le concepteur sonore),Là, ils ont écrits des textes bien street qui ne pouvaient être totalement saisi que par un public mûr ,ils permettent au Rap Maroccain de rentrer dans une nouvelle ére grâce à ces textes bien violents,Bref,les membres du groupe "19 Contre A-tack" reviennent avec une couleur de plus dans le drapeau et prêts à en découdre sur la scène, et cela va s'entendre...
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# Posté le jeudi 10 avril 2008 06:56

FNAîRE “3lash mabghitishi tji lyoum ya lemchicha ?”

FNAîRE “3lash mabghitishi tji lyoum ya lemchicha ?”
3lash mabghitishi tji lyoum ya lemchicha ?” Aujourd'hui, lemchicha de Fnaire est venue et nous a ramené avec elle un bon rap traditionnel.

Question : Que pensez-vous de l'initiative du Festival de Casablanca ?

FNAIRE : Franchement, on avait vraiment besoin de ce genre d'initiative. Cette année surtout, ça commence à bouger : nous sommes monté sur la scène du festival Timitar d'Agadir, le festival d'Essaouira et bien d'autres. Au départ, nous avions peur du Festival de Casablanca mais, hamdoullah, nous avons eu droit à un accueil chaleureux et tout s'est bien passé.

Question : Quels sont vos projets ?

FNAIRE : Nous avons un premier album qui a connu un grand succès. Ce soir nous avons interprété pour le publique casaoui notre dernier morceau 'Mogador' qui sera dans le second album. Nous commencerons en novembre les préparations pour notre second album et nous vous donnerons rendez-vous en 2006 pour un rap traditionnel comme vous l'aimez.

Question :Des obstacles particuliers par rapport à votre parcours ?

FNAIRE : Nous avons eu des problèmes financiers, car, vous savez, on ne peut pas vivre en ce moment avec les revenus de notre album. C'est pour cela que nous comptons beaucoup sur les différents spectacles même s'ils ne sont pas assez nombreux. L'année dernière nous avons galéré mais cette année, hamdoullah, koulchi bikhir ! C'est un bon début, nous espérons que ça va continuer.

Question : Un dernier mot, que voulez-vous dire aux jeunes marocains ?

FNAIRE : Nous les saluons tous et plus particulièrement nos fans car ils nous soutiennent tout le temps et nous les trouvons partout où on va. Nous espérons que notre second album sera à la hauteur de leurs attentes.
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# Posté le jeudi 10 avril 2008 06:49

Le rap marocain est le miroir de la jeunesse urbaine.

Le rap marocain est le miroir de la jeunesse urbaine.
Le rap marocain est le miroir de la jeunesse urbaine. Dénonciateur, il met le doigt sur les tares de la société à coups de sampling, de beat et de rimes. Un phénomène urbain. "Dis-moi où sont parties les richesses du pays/ Dis-moi qui a volé ses biens/Ta réponse tu la trouveras chez un journaliste auquel on a arraché son gagne-pain/A cause de ses idées, de sa feuille et de son stylo/Ils lui ont dessiné une ligne rouge et lui ont dit attention à ne pas la dépasser". Ceci n'est pas un pamphlet pour la défense de Ali Lmabet mais le refrain d'un des textes de Kif kif, groupe de rap de Sidi Kacem. Ils s'appellent Rach, Escobar, Arm, DJ Khalid et DJ Mounir, tous kacémis d'origine et dignes représentants du rap marocain. Leurs textes, tout sauf langue de bois, sur la liberté d'expression, sur les sans-abri, ou la Palestine, ils les revendiquent et : khdem'ti, disent-ils, n'dénoncer (mon métier est de dénoncer).

Un crédo que partagent la quasi totalité de la scène rap marocaine. Le rap, est devenu pour ces jeunes, de Sidi Kacem, de Hay Mohammadi ou Sbata à Casablanca, un moyen d'expression par excellence. Ils ne chantent pas, ils dénoncent et se font défenseurs des opprimés, des martyrs du conflit en Palestine, des oubliés de la société. Tout y passe. The Silent Weapons dénoncent la décadence de Casablanca la nuit et l'exploitation des Bnat Saya (les prostituées dans la langue des Silent Weapons. "Hier comme aujourd'hui/on ne comprend rien et rien n'est fait/ A qui alors demander des comptes", disent les VFF dans un de leurs morceaux. The Vampires' Killer Squad, formation phare de H.M, Hay Mohammadi dans le milieu rap, et fief des rappeurs, font redécouvrir le visage pacifiste de l'islam et "ses vraies valeurs"... Le tout en darija. La langue qu'ils se parlent entre eux et que comprennent leurs congénères. Qui a dit que la darija n'était pas une langue poétique ? Les rappeurs marocains sont la preuve vivante du contraire. Véritables poètes des temps modernes, ils jonglent avec la darija, font des jeux de mots, réussissent des rimes et inventent des néologismes. Ils s'appellent The Silent Weapons, The Vampires' Killers et leurs armes, ce sont les mots : "Nous avons choisi ce genre musical parce qu'il est ouvert à tous les thèmes. On peut tout dire dans le rap, qui pour nous est d'abord un moyen pour faire passer des messages", disent-ils en ch½ur. "Notre rap, ce n'est pas du bla bla", confirment les Kif Kif. S'ils s'inspirent du rap américain, les rappeurs marocains revendiquent haut et fort leur identité : rap maghrebi, rap âarbi, entend-on chez presque tous les groupes. La culture hip hop, c'est leur truc, mais une culture aux couleurs locales. Ce sont eux aujourd'hui, le miroir de la jeunesse des quartiers oubliés. Son porte-parole en somme. Auquel il est temps de tendre l'oreille. La révélation Maintenant, on peut le dire, le jury n'a même pas débattu pour les consacrer meilleur groupe de cette édition du Boulevard des jeunes musiciens, tellement leur talent et leur professionnalisme sortent du lot. Groupe meknassi, rompu au rap depuis plusieurs années déjà, ils ont tout simplement fait un carton et en feront certainement d'autres. A Meknès, là où ils passent, ils affichent complet. Maîtrisant parfaitement l'art de la scène et celui de la rime, le rap n'a plus de secret pour eux. Prônant un rap diversifié et rythmique, ils refusent qu'on leur colle l'étiquette de dénonciateurs des torts de la société : "le rap est avant tout une musique. Le contenu est certes très important, mais la forme ne doit pas être bâclée". Revendiquant un rap positif, évoquant les problèmes sociaux certes, mais s'élargissant à des récits du quotidien des jeunes: histoires d'amour, relations garçons-filles, le tout, sur un fond de musique concocté par un membre de la formation, DJ Khalid, classé parmi les dix meilleurs disc jockeys au monde (rien que ça!). Différence de discours entre les H-Kayne et la plupart des rappeurs marocains : alors que ces derniers veulent avant tout se faire les porte-parole de leur génération, les premiers aspirent à une carrière internationale et à vivre de leur musique. Les contacts à l'étranger sont déjà pris (même si le visa leur a été refusé pour une tournée en France qu'ils ont pu décrocher) grâce à deux membres du groupe résidant en France, qui courent derrière d'éventuels producteurs. En attendant d'être célèbres (et ça ne saurait tarder).
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# Posté le jeudi 10 avril 2008 06:40